samedi 26 janvier 2013

La foi et la loi, les néo-commandements du misérabilisme

C'est l’entretien du moule de l’évanescent espoir...,
Cette force qui ne demande qu'à vouloir et y croire,
Qui transmute en une inébranlable et moderne foi,
Des sempiternels jeux de loyauté des « érigeurs » de lois.

Leur singularité se veut être ancré dans l'absolue croyance,
Et elle en transcende l'aveuglement d'une absurde confiance.
Pour l’élever, demain comme hier, en une suprême religion,
Elle en fait des bataillons rangés, un fidèle corps de légion.

De ces légionnaires ordonnés cherchant leur représentation,
S'en extirpe des droits pour les "uns", dans la législation.
Au but inavoué, subtilement caché, l'illusion d'éthique,
N'est qu'avatar démocratique, de l'acoquinante solidarité épique.

L'ordre est son instrument, le pouvoir idolâtré à bien hiérarchiser,
Qui doit garantir un faux semblant alambiqué de maîtrise, de stabilité,
Celle de leur unique cynisme de délégués, pour sacraliser la magnificence
De ces illusionnistes courant en vain, derrière une insondable croissance.

Conjuguer l'espérance d'un peuple sans cesse ballotté, aigrement discrédité,
A leur endurance soigneusement programmée, d'élites bien monnayées,
La consommation auto-satisfaisante en devient l'enjeu cruel et consumériste,
Siphonnant sa vitalité, sa destiné commune, sous des égides propagandistes.

Prophétisant l'avant..., leur plan carriériste, celui de leur espace-temps,
Ils décrètent l'avoir dans la durée..., et en font un savoir nonobstant.
Dans ce temps optionnel, dématérialisé, pour ceux qui vont en crever,
Ils en déclarent solennellement l'absolution de leur seule responsabilité.

Si tu n'as plus ou point d'avoir et encore moins de foi...,
Il y aura toujours et à jamais, pour toi, leur savoir de la loi.
Si de tes devoirs lourds et conséquents, tu t'éloignes,
Le droit intouchable de leurs incommensurables avoirs,
Métamorphosés en chantre éblouissant du savoir,
T'imposera le silence, frappé de sa poigne.

Pierro Sanslalune

Ce texte m'a été inspiré par ce choc déséquilibré de "compétitivité dénaturée"..., heurtant la population dans la misère, celle la plus choquée par la continuité d'une politique libérale..., à qui on apporte en réponse une ambition miniaturisée dans une "compétition sociale". Comprendra qui pourra dans ce qui est masqué sous cette dernière trouvaille gouvernementale... Est ce la classe la plus paupérisée contre celle dite moyenne..., pour dévier de nos esprits les inégalités, judiciaires, fiscales, sociales, etc..., qui se creusent de plus en plus entre ces dernières et ces élites et autre patronat très assisté...? Voici d'où je tire ma définition du misérabilisme.

http://blogs.mediapart.fr/blog/pierro-juillot/161212/la-foi-et-la-loi-les-neo-commandements-du-miserabilisme

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