jeudi 24 janvier 2013

L’ouvrier révolté ne creuse jamais sa tombe...

Tu es comme « l'autre », un ouvrier du BTP.
« Eux » se vautrent et ne jurent que part le PIB,
Tu te lèves à l'aulne d'une habituelle aurore.
Cet entre gens « flemmasse » sur leur matelas d'or.

Quand le bâtiment va..., c'est leur argent qui dort.
Mais plus rien ne va.., pour les forçats de l'effort.
Ces gosses spéculateurs, oisifs à tout moment,
Nous entassent sous des sordides toits maintenant.

De ta pelle, ton seau, tu bâtis des monuments.
Cumulant dans l'effort tes maux de chaque instant.
De ton labeur, tu n''extirpes que larmes et sueur.
Harassantes tâches, ne comptant plus tes heures.

Sans cesse reportées, mais jamais recalculées,
T'es bien en peine d'espérer voir un jour ton blé.
Ce qu'il te manque, la justice ira le chercher... ?
Alors tu te rappelles les promesses d'un passé.

Quand le froid hivernal pointe le bout de son nez,
Ta vielle bonne caisse tousse et crache à tout asphyxier.
Tu culpabilises alors pour tes chers enfants,
Te double un 4x4 défiscalisé polluant.

Marne dans ta fange, « eux » gagnent en ronflant.
Leur pognon métamorphose toute l'information.
Tes arpions douloureux, feront des heureux gens,
C'est leur paf qui te le dit, d'un ton souriant.

Domestique de tes services et biens comestibles,
Consomme sans compter, sans être susceptible.
De ton taf..., la société te tient bien docile.
Et leur paf malveillant, t'apprends à être servile.

Il nous est donné un pouvoir, ensemble osons !
Maintenant reste à savoir si nous le voulons ?
Être tous abrutis par l'ambition des egos,
Pour une seule liberté effaçant les égaux,
Scellera à jamais ce mortifère tombeau.

Pierro Sanslalune



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