La mobilité..., telle qu'elle est présentée dans la langue de bois politicienne, entrepreneuriale et dans celle des experts économiques des médias en général..., veut dire qu'en ces temps de destruction massive de l'emploi..., pour un employé-e..., la seule solution est d'aller là bas..., où il reste des créations d'emploi. Soit quasiment nul part.... ! Autrement dit..., pour les plus de 5 millions de chômeurs-euses toutes catégories et territoires français confondus..., pour ceux et celles recensés-es bien sûr (5 ter)..., il leur faut accepter de se battre entre eux-elles au milieu de ce chaudron contenant pas plus de 200 à 500 milles offres d'emplois disponibles... ! Se battre entre nous..., alors que les mesures économiques et sociales qui sont en train d'être négociées (cet accord patron/salariat n'est pas encore ratifié, puis le parlement a son mot à dire) ne sont pas faites pour créer des emplois..., mais en sauvegarder que quelques uns... En tentant de faire comprendre indirectement à ceux-celles qui vont perdre le leur pendant l'année 2013, qu'ils vont aussi avoir leur pouvoir d'achat amputé dans moins d'indemnisation chômage..., il est quelque peu contradictoire par rapport au résultat non ratifié d'entendre certain satisfecit présenté par le gouvernement... ! On l'aura bien compris, comme certains l'acte déjà (5 bis)... ! Mais se battre l'un-e contre l'autre, pour arracher les maigres emplois créés sur tous les territoires français est d'autant plus révélateur quant à la ligne libérale que ce gouvernement se prétendant être de « gauche » quand il essaie de la faire passer en filigrane... !
Ce Filigrane, pour le politique et les experts, n'est rien d'autre que l'éparpillement des offres d'emploi sur le territoire nationale. Leur responsabilité étant d'avoir laissé cet éclatement se produire. Et il est non plus en fonction de pôle d'activité spécifique, comme ce fut le cas à l'ère industrielle..., mais en fonction des carences du développement démographique de certaines régions. La région PACA, par exemple est surpeuplé de retraités-es..., qui induit du fait de sa situation géographique attractive touristiquement, une pénurie de « main d’œuvre » peu qualifiée, tant pour la production de bien que pour la production de service. Cette dernière production est indépendamment liée à l'âge et aux besoins de cette population. Pour le politique et autres acteurs dominants de l'économie, la mobilité de l'emploi est « d'obliger » les personnes en situation de chômage ainsi que celle étant assujettie à la précarité de l'emploi, puis celle, peu payée, qui va subir les licenciements à venir, d'imposer donc à ces populations l'exode vers les bassins d'emploi moins encombrés. Même s'il existe déjà certains mécanismes d'aides publiques pour faciliter et rendre cette logique soit disant plus attractive pour ces « employés-es migrants-es ».., nul n'ignore qu'il sont insuffisants, compte tenu d'autres facteurs financiers étant soigneusement oblitérés. Et vous aurez aussi compris que dans ce filigrane ce cache en réalité non plus une une gouvernance de l économie des territoires (voir les astreintes des traités européen) mais une gestion purement électoraliste de ceux ci... !
En effet, lorsqu'on envisage le cas des personnes ne payant pas d'impôt pour faute de ne pas gagner assez pour s'en acquitter..., soit près de la moitié des actifs de notre pays..., entendre ce mot de « mobilité dans l'emploi » est quelque peu abstrait dans sa compréhension... Mais surtout, lorsque une invective abrupte et autoritaire est utilisé par l'ensemble des politiques (du bipartisme politique de la Vième République) de tout bord ou presque permet de faire passer ce message masqué..., il convient de le souligner. Mais passons... Au delà..., essayons de comprendre dans la pratique ce que cette mobilité signifie. Pour ce faire prenons, tous-tes ceux-celles gagnant leur vie dans des emplois précaires aux horaires contraignants et ayant des responsabilités familiales. Cette précarité tant du nombre d'heure que des types de contrat non sécurisés passés, CDD, intérim, etc.., fait que leur mobilité géographique va être leur seul porte de salue « imposée » pour tenter de survivre. Imaginez vous un instant..., être obligé de déménager 1 foi tout les deux ou trois ans.. ?
Être mobile pour ces gens là signifie en premier lieu : la destruction des relations familiales intergénérationnelle. Ces même relations sont souvent synonymes d'aides matérielles et éducatives dans la garde des enfants par les grands parents, par exemple. Mais cela indique aussi une instabilité chronique de l'éducation des enfants tant scolaire que dans leurs liens sociaux.
Dans un second temps et parallèlement, cette mobilité sous-entend aussi l'entretien de l'isolement de ces personnes transhumantes dans l'emploi..., au travers de leurs relations syndicales ou des liens de solidarités entre employés-es, voisins qu'elles pourraient développer le cas contraire.
Cela peut se résumer pas la casse systématique du tissu social... !
Puis enfin..., sur un autre plan de la réflexion.., ces perpétuels mouvements de population favorisent le capitalisme existant dans le fait que des nombreuses dépenses leurs sont tout le temps imposées... ! Allant des renouvellements de formule d’abonnement internet (changement de ligne téléphonique), au frais de changement d'adresse et de réouverture de droit à l'EDF, au GDF, à l'Eau et autres frais annexes dépendants de toutes logiques de déménagement (caution du nouveau logement, frais d'agences immobilières, etc...)..., c'est une contrainte budgétaire lourde qui grève leurs maigres budgets. Mais elle n'est pas perdue pour tout le monde n'est ce pas... ? En passant de surcroît aux dépenses d'aménagement de ces nouveaux logements aux goûts de leur nouveaux habitants (frais de décorations intérieures/extérieurs par exemple)..., aux autres frais de locations, soit de véhicules de transport, ou en faisant appel à une entreprise de déménagement..., le système capitaliste et ces acteurs dominants y trouvent une aubaine phénoménale. Puis au delà..., et de manière intersecte..., l'insécurité psychologique de ces nomades de l'emploi, générée tant par rapport à la pénurie de logement dans les zones d’activité, soit les grandes agglomérations urbaines..., que par les loyers enfermés dans une logique appelée « bulle spéculative de l'immobilier » les éloignera d'autant plus de l’accession à la propriété en les cantonnant à la location de logement à la périphérie des grands bassins d'emploi. Ce dernier phénomène existe déjà d'ailleurs... !
Cet exemple en lui-même illustre parfaitement ce qui est subit et veut être imposé de force, sous une psychose soigneusement entrevue dans la peur de la perte du travail corrélée à celle de la destruction d'emploi et de la perte des protections sociales, à cette partie de la population de notre pays déjà affectée douloureusement et par le manque d'emploi et par leurs ressources s'amenuisant. Cela s'appelle aussi un chantage à l'emploi.
Le cas des personnes dans l'emploi à temps plein et rémunéré au SMIC est quasi similaire..., sauf que leur moyen financier d'intégration à cette logique destructive est plus important..., tout en subissant des contraintes identiques. Pour cette catégorie de personne..., ayant pour une partie eu accès à la propriété privée..., les conséquences sont ce que l'on appelle un « déclassement social».
Cette mobilité ciblée dans l'exemple présenté ici va devenir l'enjeu des prochaines négociations patrons/syndicats salariés-es du mois de juillet prochain. Et comme vous pouvez le lire dans ce lien (6), il devient le schéma de penser directeur et pourtant propre hier encore..., à l'idéologie de droite comme à celle de certains grands patrons. Ce gouvernement ayant déjà fait preuve d'une telle générosité envers ce patronat (pacte de compétitivité + subventions, aides publiques déjà existantes + flexibilité accrue des employés-es, etc...), qu'évoquer ici sa longue liste serait indécent..., il convient de plutôt regarder l'autosatisfaction dont il fait montre quand il parle de l'augmentation du SMIC (7 et 8)..., ces miettes..., comme celles des minimas sociaux..., ce pain sec sans eau (8 bis)... ! Il convient aussi de rappeler que ces négociations de ce mois conduisent un certain patronat industriel à réclamer par le chantage à l'emploi..., la baisse/le gel des salaires tout en augmentant le temps de travail en supprimant les RTT (9.et 10).
Devons nous commencer à s'interroger sur les moyens de faire d'ors est déjà barrage en manifestant notre colère et notre volonté de s'opposer farouchement à cette autre casse du modèle social français... ? Tel est le but de ce billet et la question qui vous est adressée...
Sources.
Lien 1 http://www.economiematin.fr/
Lien 2 http://www.lepoint.fr/
Lien 3 http://www.lemonde.fr/
Lien 4 http://www.lepoint.fr/
Lien 5 http://www.lepoint.fr/
Lien 5 bis http://www.humanite.fr/
Lien 5 ter http://www.leparisien.fr/
Lien 6 http://m.lesechos.fr/france/
Lien 7 http://www.lemonde.fr/emploi/
Lien 8 http://www.huffingtonpost.fr/
Lien 8 bis http://www.ifrap.org/
Lien 9 http://www.liberation.fr/
Lien 10 http://www.lemonde.fr/
Pierro Sanslalune.
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