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lundi 11 février 2013

Appel de la Cgt et de Force Ouvrière Communiqué commun

Les deux confédérations CGT et FORCE OUVRIERE réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013.

Cet accord refusé par deux des trois grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité. Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT et FORCE OUVRIERE décident d’appeler les salariés à se mobiliser et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Les deux confédérations appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible au travers de rassemblements, de manifestations et arrêts de travail dans les régions, départements et localités : le 5 MARS prochain.

Cette journée doit exprimer un refus de l’austérité et de la flexibilité ; l’exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l’emploi, l’augmentation des salaires et des pensions.

http://chomeurs-cgt.fr/spip.php?article576

Le 12 mars Journée nationale d’action des chômeurs et précaires : Contre l’accord de Sécurisation

Le 11 janvier, la CFDT, la CFTC et la CGC ont signé l’accord présenté par le Patronat, comme étant un projet de sécurisation de l’emploi. Un projet de loi doit être présenté au conseil des ministres en mars pour ensuite être voté en mai. Nul doute que le patronat et le gouvernement sont satisfaits d’avoir obtenu ces signatures afin d’avancer au plus vite vers la destruction massive de nos droits. La CGT ne l’entend pas de cette oreille.
PDF - 285.8 ko
Lire et télécharger le tract ici
Cette cabale contre les travailleurs, savamment orchestrée par les médias et d’une extrême gravité, doit nous mobiliser afin que la CGT pèse de tout son poids en mars pour que cette loi ne soit pas votée en l’état.
Alors qu’aujourd’hui :
  • il y a 5 millions de chômeurs, qu’un sur deux seulement est indemnisé,
  • que sur 19 millions d’embauches en 2010, 12 millions ont été des CDD de moins d’un mois,
  • 4 millions de plus d’un mois,
  • que l’intérim est devenu un moyen de gestion des effectifs,
  • qu’il a été fait 1 million de ruptures conventionnelles dont 80% ont été imposées,

Cet accord est un recul sans précédent.

La CGT chômeur appelle tous ses comités à se mobiliser le 12 mars prochain devant tous les pôles emploi, contre les radiations, les indus, les trop-perçus et cet accord qui n’apportera rien ni aux salariés, ni aux privés d’emploi.

Mal Logement Pas de solution sans lutter contre la précarité de l’emploi et pour de meilleurs revenus !



Les difficultés des Français à se loger vont croissant et la crise du logement hante pour chacun d’entre nous les angoisses de déclassement . Ainsi, le 18ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement en France fait l’état consternant de 3,6 millions de personnes très mal mal-logées ou sans abri.

113 000 expulsions ordonnées par la justice, 3 personnes sur 4 au final sans prise en charge par le Samu Social (115) ; des demandes d’hébergement touchant désormais les territoires ruraux : Voilà le triste record, s’aggravant d’année en année, sans réelle perspective de changement à défaut d’avoir la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses qui soit en rupture avec les politiques actuelles d’austérité ou dites de « compétitivité ».

Le rapport le confirme, le travail n’immunise plus contre les difficultés du logement, la pauvreté, l’exclusion. Cette situation s’inscrit dans la crise économique et sociale. De plus en plus de jeunes, de retraités, de ménages y compris la « classe moyenne » sont en difficulté pour accéder à un logement, pour s’y maintenir ou pour en changer en cours de leur vie.
Pour la CGT, la pauvreté est la résultante des stratégies patronales visant à ériger la précarité en norme sociale. C’est pourquoi la CGT engage résolument une mobilisation pour contrer les aspects dangereux de l’accord signé le 11 janvier dont ceux précarisant encore plus l’emploi.
Seul le droit à un emploi de qualité, bien rémunéré, l’accès à l’éducation, à la formation tout au long de la vie, peut participer d’une société juste et démocratique, sécurisant ainsi le droit au logement pour Tous.
82 % de nos concitoyens, selon un sondage de l’Ifop pour Acteur publics, jugent inefficace la politique conduite en matière de logement.
  • Construire des logements sociaux ;
  • Lutter contre le logement cher ;
  • Réquisitionner les logements vides ;
  • Augmenter les moyens d’hébergement ;
  • Favoriser l’accès au logement autonome des jeunes sont tout autant des réponses à la crise qu’une urgence.
La CGT entend intensifier ses initiatives pour que des moyens financiers et humains soient dégagés afin d’engager des politiques publiques ambitieuses.

Pour ce faire, nous participerons et appelons à participer aux côtés d’autres organisations syndicales, d’associations de mal-logés, d’associations de défense des locataires, mouvements d’éducation populaire, …, aux manifestations du samedi 16 mars 2013 pour gagner l’arrêt des expulsions locatives, la baisse des loyers et la lutte contre la précarité énergétique, un logement stable et décent pour tous.

samedi 2 février 2013

LE MONDE ECONOMIE du 28 janvier 2013: Quand les chômeurs se rebiffent



Montant des allocations revues à la baisse, réduction de la durée de leur versement, refus d’inscription... : de nombreux chômeurs se heurtent à des décisions pénalisantes de la part de Pôle emploi. Les conséquences vont du remboursement d’indus ou de trop-perçus à la radiation. Et elles résultent, dans certains cas, de dysfonctionnements de l’organisme public.
Les démarches des demandeurs d’emploi relèvent du parcours du combattant. Des recours amiables contre des décisions sont possibles, mais les intéressés en sont rarement informés. Dans un premier temps, le chômeur peut saisir le directeur de son agence. En cas d’échec, il peut s’adresser au médiateur de l’organisme, ou à la direction régionale.
Dans certains dossiers, il est possible de saisir les instances paritaires régionales ou territoriales (IPR, IPT). Les problèmes de paiements indus "se règlent, en général, avec les IPR", relève Luisa Benbouzid, membre du comité CGT des chômeurs et précaires.

IL FAUT ÊTRE PATIENT

Le traitement amiable peut aussi concerner les radiations. Mais il faut être patient. L’affaire de Patrick, à Nîmes, aura duré deux ans et demi. En octobre 2009, il dépose une demande d’allocation de retour à l’emploi (ARE). Celle-ci est acceptée mais, dix mois plus tard, il est radié car, selon Pôle emploi, il n’a pas fourni les pièces justifiant le salaire qu’il percevait, ce qui laisse entendre qu’il a fraudé.
On lui réclame alors la somme de 2 248,40 euros. Il saisit le médiateur, en vain, puis trois courriers du service juridique de Pôle emploi le menacent de le traîner devant les tribunaux. Il engage de nouvelles démarches, cette fois avec le comité CGT. Miracle : en février 2012, l’IPR statue en sa faveur : c’est en fait Pôle emploi qui lui doit 16 131,53 euros !
Reste que, "souvent, les demandeurs d’emploi n’ont pas le réflexe de contester une décision, par manque d’information, remarque Florent Hennequin, avocat en droit social. La motivation des indus, par exemple, n’est pas fournie par Pôle emploi. Il n’y a aucun moyen de connaître les calculs, sauf à engager une procédure". Il s’agit alors de saisir le tribunal de grande instance - mais là aussi, il faut patienter deux à trois ans avant d’avoir une audience - ou le tribunal administratif, selon les cas.

RAPPEL À L’ORDRE

L’éventualité d’une condamnation peut parfois pousser Pôle emploi à régler le problème "en dernière minute, avant l’audience, par une transaction ou par une annulation de la décision de radiation ou de rejet d’indemnisation", relève Rose-Marie Péchallat, coadministratrice de l’association d’aide aux chômeurs Recours radiation. C’est le cas dans une affaire où Pôle emploi prélevait des trop-perçus sur les allocations de onze ex-salariés d’une même entreprise en raison d’un mauvais calcul de sa part. L’organisme public a clos le dossier le 22 janvier.
D’autres chômeurs doivent aller au bout de leur procédure. Et certains jugements font grand bruit. Comme l’ordonnance du 11 septembre 2012 rendue en référé par le tribunal administratif de Paris.
Soutenu par le comité CGT des chômeurs et précaires, un demandeur d’emploi poursuivait l’organisme pour absence de suivi. Il n’avait bénéficié que de trois rendez-vous à son agence en trois ans, ce qui, a-t-il plaidé, le privait de "la liberté fondamentale du droit à l’accès effectif au travail".

CONDAMNÉ

C’est, semble-t-il, la première fois qu’un dossier de ce type arrivait devant le juge. Pôle emploi a été condamné et enjoint à le recevoir "dans les huit jours", à le "rencontrer de manière régulière", etc. En somme, un rappel à l’ordre de ses obligations légales.
Mais l’organisme, appuyé par le ministère du travail, a porté un recours en annulation devant le Conseil d’Etat. Ce dernier a jugé qu’il n’y avait pas de situation d’urgence justifiant le recours au référé. "Mais le Conseil d’Etat ne remet pas en question le constat de violation d’une liberté fondamentale", se félicite Me Hennequin, qui défendait le plaignant.
Ce jugement "a connu un écho auprès de nombreux demandeurs d’emploi", ajoute-t-il. Un dossier collectif d’une vingtaine de personnes devrait être déposé devant le juge au cours du premier trimestre 2013.

http://chomeurs-cgt.fr/spip.php?article565

samedi 26 janvier 2013

Pétition pour obtenir dès maintenant un large débat public et médiatique sur l'erreur mathématique du FMI conduisant à l'austérité « mondialisée », et en demander son arrêt immédiat.

L'heure est-elle grave... ? 26 pays dans l'Europe, nous et nos voisins inclus donc, sont en train d'appliquer des mesures de coupes drastiques et austéritaires « tronquées », accroissant chômage et pauvreté, multipliant l'instabilité de l'emploi, pour parvenir à un désendettement radical. Des spéculations mathématiques de projections économiques émanant du FMI et de technocrates européens, sont avérées être complètement fausses. L'absurdité réside dans d’application de restriction de prestations sociales et autres suppressions budgétaires, de « flexibilité » de l'emploi, basées sur l'erreur d'un multiplicateur fiscal au sein d'une équation.... Même si nos politiques et autres experts médiatico-économiques, financiers, ne veulent y voir qu'une finalité unique, elle ne peut être basée sur une erreur et le mensonge la couvrant. La gravité de cette heure n'est pas une fatalité... Loin de là. Nous nous devons d'être alertes et plus que jamais mobilisés.

Même si beaucoup d'entre vous n'aiment pas ça..., tout raisonnement cartésien ne peut faire l 'économie de s'appuyer un temps soit peu sur des chiffres. Alors pour faire court ce petit rappel veut vous permettre de mesurer l'ampleur qu'une seule erreur de calcul à pu donner dans les mesures d'austérités européennes, mais pas que..., qui sont engagées depuis le crack financier de 2008.
- Le nombre de demandeurs d'emploi en France, toutes catégories et territoires confondus, concerne douloureusement 5,6 millions de personnes, soit plus de 10 % de la population active.
- Les données récoltées par Eurostat nous apprennent qu'il y a en Europe, depuis le mois de novembre 2012, une hausse constante du nombre de demandeur d'emploi atteignant le chiffre record de 18,8 millions de personnes..., ce qui fait un taux de 11,8 % de la population active.
- Il existe une telle inertie et opacité politique dans l’établissement de ces chiffres qu'on sait aussi qu'il existe entre 2 et 3 millions de Français-es inscrits-es nul part, souvent sans ressources ou si peu, étant activement à la recherche d'un emploi.
- Il va de soi qu'il en est certainement de même au niveau des divers pays Européens, compte tenu des distorsions dans les différents modèles de calcul, et des institutions les établissant.

Au regard de cette folle explosion du chômage..., dans cette croissance se rétrécissant mécaniquement et par automatisation réactive, le pendant de celui ci..., à son ultime extrémité..., est la fulgurante augmentation de la pauvreté partout en Europe.
-Avec le triste record de 16,9 % de la population européenne vivant sous le seuil de pauvreté, rien que pour l'année 2010 – les chiffres sont donc pires aujourd'hui - selon les études de l'INSEE..., la France en est à battre aussi son record avec 14,1 %, soit près de 9 millions de personnes, familles, retraités-es, jeunes, vivant avec moins de la moitié du seuil de pauvreté.
Les réponses tant européennes - le financement sauvé in-extrémiste des fonds d'aides abondant les budgets des associations telles que « les Restos du cœurs, etc..., en est l'exemple le plus flagrant - que des politiques de notre pays sont très loin d'être suffisantes... Voir même elles vont à contre sens de ce que l'on n' ose même plus appeler « solidarité »... La hausse des minima sociaux d'à peine 10 % sur le quinquennat, pour ne parler que d'elle, suffira tous juste à dépasser de peu la moitié du seuil de pauvreté. Autant dire..., que les milliers d'autres pauvres Français-ses qui vont bientôt rejoindre ceux-celles existants-es – chômeurs-euses en fin de droit, (et ici et là), plus les complexités aveugles du RSA dégoûtant un bon nombre de personnes de bénéficier de ce droit - ne verront certainement pas leur sort s'améliorer.

A contrario..., pour soit disant « sauver » l'emploi..., c'est avec plus de 20 milliards d'euros par an (voir aussi ici) d'un « pacte de compétitivité » - jusqu'à la stabilisation de notre économie... ? - financés pour moitié par les taxes que ces pauvres, ces précaires dans l'emploi, puis le reste de la population vont devoir payer en consommant... Ces fonds vont abonder dans les portefeuilles opaques de certaines entreprises masquant allègrement leurs comptes fiscaux. Alors que la fiscalité dite de « justice », celle de la fusion de la CSG à l'impôt sur le revenu, se voit remis aux calendes grecques..., la multiplication des cadeaux financiers extirpés de nos deniers publics ne cessent d'être distribués aux moins nécessiteux sans contre parti et contrôle réel. Ainsi..., sous le principe du « chantage à l'emploi », ces entreprises viennent d'obtenir en plus de ces nouveaux avantages..., le privilège de casser des bouts de notre droit du travail..., pour nous asservir encore plus dans l'emploi précaire, par exemple, déjà largement répandu.

Mais cette simple erreur scientifique, dans la formulation erronée d'un multiplicateur fiscal..., a eu pour autre conséquence..., et j'insiste là sur cette petite remonté dans le temps..., elle a eu pour conséquence donc l'établissement à la sauvette, puis le vote en catimini (mais qu'aviez vous à cacher, de quoi aviez vous peur... ?), du TSCG et de la fameuse « règle du veau d'or ». C'est celle du déficit budgétaire ne devant pas excéder les 3 % puis les 0,5 % du PIB. La peur de la « crise » de la dette publique les y a aidés. Les lettres mortes en réponse aux questions concernant un audit citoyen de la dette publique illustrent ces craintes... Et c'est ce qui permet encore aujourd'hui à ces pourfendeurs (la droite et la « fausse gauche » libérale confondues) d'instaurer dans l'austérité la baisse drastique des investissements à long terme de notre société, mais aussi celle de l'Europe. Où en est donc cette promesse de croissance sous la condition de ratification du traité cité plus haut, avec ces 120 milliards d'euros, M. et Mme les membres du gouvernement et du législatif en exercice... ? La diminution de nos dépenses par la compression du personnel de nos services publics, les coupes sur des programmes divers comme la culture, etc..., nous rend encore dépendant aux marchés financiers, contrairement à leur dire. Pour nos emprunts à court et moyen terme..., parce que les recettes sont autant amputées, mais faussement présentées, la générosité des marchés financiers n'est que passagère, et nous ne tarderons pas d'en voir rapidement leur revirement par les expressions des agences de notations. Les 20 milliards d'euros de prélèvement par l’impôt sur les plus fortunés (dont 10 sur les entreprises) mise en relation avec les 20 milliards d'euros du pacte de compétitivité sans contrôle (dont 10 issus de la ponction sur la TVA sur notre pouvoir d'achat de consommateurs-trices)..., n'est qu'un nouveau jeu d'écriture comptable qui ne bénéficia certainement pas aux pauvres, aux précaires et aux employés-es d'aujourd'hui et chômeurs-euses de demain. On attend encore ces embauches après avoir disposé de nos deniers publics par tant d'aides, de subventions, d'exonérations de cotisations sociales sur las bas salaires, et autres dérivés... Ce "pacte de compétitivité" qui consiste à rendre dans un gant de velours feutré, ce qui a été pris de l'autre main "d'acier" à travers l'augmentation des impôts individuels diversifiés.., est ce honnête intellectuellement...? De plus les marchés financiers n'ont aucun intérêt à nous voir rembourser cette dette rapidement..., car ils perdraient à terme leur source de revenu. Et donc cet endettement public ne pourra être réduit de la sorte. La finance voudrait-elle scier la branche sur laquelle elle est assise..., qu'elle ne pourrait s'y prendre mieux qu'en nous laissant la rembourser.... ? Il suffit de lever la tête pour voir les résultats catastrophiques qu'a pu produire et produit encore cette politique de l'austérité sur les États puis les populations et leurs emplois, Grecques, Espagnoles, Portugaises, etc...

J'espère que vous aurez compris que la longueur de ce texte, sa complexité, l'enjeu qu'il veut exprimer, nécessitait autant d'être généreux dans l'argumentation qu'explicite dans son développement... . Il nous faut alors en venir à cet enjeu qui est crucial... Il y a d'une part une erreur de calcul monumentale aux conséquences ravageuses pour une part de plus en plus grande des peuples européens dont nous sommes solidaires. D'autre part, se trouve la lourde responsabilité, la solidarisée dans le pouvoir, de reconnaître cette faute et d'assumer celle ci pour en rectifier son tir..., nous ciblant directement. Trop peu de médias ont parlé de ce sinistre plantage économique. Sur France-inter , France 2 dans l'encart du journal de 20 heures, dans l'Humanité, et enfin à ma connaissance dans Mediapart et quelques rares autres, cette information potentiellement explosive a été diffusée..., mais rien de plus, pas d'écho sur les médias dit de masse. Et pour cause... C'est à dire que c'est un débat public et médiatique qui est ainsi confisqué, dans lequel il nous serait possible d'entrevoir la somme des mensonges des uns et de discerner de l'autre coté, l'ampleur des répercutions politiques et économiques que le vrai changement pourrait opérer. Nous nous devons donc d'opposer à ces discours dominants et dominateurs ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez et leur fauteuil..., la vérité des faits..., celle de cette gourde..., ce qu'elle a produit et va continuer à répandre derrière une croissance en berne, en cas d'obstination bien tentée. Mais surtout il nous faut opposer à une incompétence aveugle et mortifère.., notre conscience mobilisée, la volonté d'un et des peuples de rester maître de leur liberté d'être informés impartialement et de s'exprimer puis celle de leur intelligence. Cette pétition est là pour ça et ne demande que votre approbation, avec le soutien de vos réseaux sociaux pour qu'elle s'épanouisse et éveille notre humanité.

Merci de signer le pétition
http://www.avaaz.org/fr/petition/Non_a_lausterite_permanente_Ouvrons_le_debat_en_Europe/

Pierro Sanslalune

http://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/120113/petition-pour-obtenir-des-maintenant-un-large-debat-

Chiffre du chômage 5 millions de chômeurs, et moi et moi …

C’est la vingtième augmentation consécutive des chiffres du chômage. Le fléau du chômage s’enkyste dans notre société. Les jeunes et les séniors sont les premiers concernés, surtout le chômage de longue durée s’étend en laissant présager des stigmates indélébiles sur notre corps social. Si l’on ne peut qu’adhérer à l’objectif affiché par président de la République d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, malheureusement le scepticisme reste de mise :
  • D’abord parce que ce gouvernement n’a pas affiché de rupture avec les politiques d’austérité qui étouffent la croissance en France comme en Europe. L’économiste en chef du FMI, le Français Olivier Blanchard, a d’ailleurs reconnu qu’il avait gravement sous-estimé l’impact récessif des politiques d’austérité sur la croissance. La noble institution estime que l’emploi repart à partir de 1,5 point de croissance, mais la plupart des économistes pronostique une croissance nulle dans notre pays en 2013.
  • - Sceptique ensuite après la conclusion de l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », qui se caractérise en premier lieu par une facilitation des procédures de licenciements. Nous ne croyons pas une seconde au slogan du Medef selon lequel les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain et l’expérience plaide malheureusement en notre faveur. Le nombre des ruptures conventionnelles du contrat de travail (quoi de plus facile pour licencier ?) a franchi le cap du million depuis leur création en 2008 et le dispositif est en train de devenir la première cause de licenciement en France.
La boucle est bouclée avec le rapport de la Cour des comptes qui propose de revoir à la baisse l’indemnisation des chômeurs et semble recueillir une oreille attentive du côté du gouvernement.

Indécent quand moins de 42 % des demandeurs d’emploi sont indemnisés par l’assurance chômage et que le niveau moyen de l’indemnisation atteint péniblement mille euros. Indécent encore quand le même gouvernement accorde au nom de la compétitivité une ristourne de 20 milliards d’euros par an aux entreprises … sans contrepartie aucune pour l’emploi !

Enfin ce n’est pas en nous faisant croire que quelques centaines de demandeurs d’emploi vont pouvoir bénéficier, à titre tout à fait exceptionnel et dérogatoire, de l’allocation équivalent retraite, que les choses vont réellement changer.

Les conditions d’accès sont telles qu’on exclut pratiquement l’ensemble des demandeurs d’emploi concernés.

Tout cela montre bien que pour réellement peser et changer le cours des choses, c’est d’une tout autre stratégie de la politique publique de l’emploi dont nous avons réellement besoin.

La Cgt ne cautionnera pas les mauvais coups portés tant vers les salariés que vers les chômeurs. C’est pourquoi elle organisera, après la distribution d’un 4 pages à 2 millions d’exemplaires sur l’accord du 11 janvier sur la soi-disant sécurisation de l’emploi, une initiative de masse début mars.

 http://chomeurs-cgt.fr/spip.php?article558

vendredi 25 janvier 2013

Le Revenu Universel de Base..., la Commission Européenne nous voudrait elle du bien... ?

Une initiative émanent..., attention, tenez vous bien..., de la Commission Européenne veut nous rassembler..., nous citoyen-nes..., pour nous proposer de réfléchir à l'instauration d'un revenu de base (1). Cette initiative semble intéressante certes.... Seulement, après avoir lu les huit pages de la nouvelle mouture..., présentée dans ce lien (2), et expliquée sur ce site (3), il apparaît des faits, qui lorsqu'on essaie de les appréhender..., de les expliquer..., de les tourner et retourner dans tous les sens..., laissent plus que perplexe. C'est ce qui vous est proposé de comprendre, du moins, d'essayer..., si votre patiente et accroche sont fortes, car au travers de ce billet..., plusieurs interrogations seront soulevées.., en mettant cette initiative en perspective avec d'autres faits.

Voici un extrait de la proposition pour commencer :

"Traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)
Version consolidée du Traité sur 2010/C83/01 (le 30 mars 2010).

le fonctionnement de l'Union Européenne.
Article 5
(3) « L'Union peut prendre des initiatives pour assurer la coordination des politiques sociales des États membres. »
Justifications du Revenu de Base Inconditionnel :
Les politiques sociales des États membres peuvent être coordonnées pour lutter contre le dumping social. La mesure commune pour tous serait l'introduction du Revenu de Base Inconditionnel selon les quatre critères définis. La responsabilité d'adapter le système social national existant au Revenu Inconditionnel de Base appartient aux États Membres."

Analyse critique de la présentation de l'initiative.

Comme on peut le lire dans cet extrait..., la proposition du revenu universel, inconditionnel, individuel, suffisant de base veut s'établir sur la base des traités européens existants, sans les remettre en cause... Pourtant leurs contraintes financières..., nous sont pas inconnues. Ses dérives inhérentes à la concurrence libre et bien faussée en terme de dumping fiscal sont étrangement absentes de cette présentation et projet d'études, malgré les ravages qu'elles provoquent... Ces ravages nous exécutent en terme de manque à gagner au niveau des protection sociales de chaque État, se voyant réduites comme peau de chagrin. Ces même mécanismes nous pulvérisent, nous les pauvres et autres classes dites modestes, en terme de justice fiscale confisquée aux caisses des états membres. Et le vide absolu d'une politique européenne est aussi bizarrement absent de ce texte... Ces points fondamentaux devraient être mis en avant par ces technocrates autoproclamés spécialistes et tout puissants. Ces Bureaucrates de la Commission et du Parlement européen devraient se mettre parallèlement à plancher dessus...! L'harmonisation sociale ne peut aller de paire qu'avec une harmonisation fiscale... Vouloir jouer que sur la première, c'est en résultante directe..., accroître les inégalités fiscales patrimoniales, salariales, etc..., comme c'est le cas actuellement. Les "riches" auront toujours des paradis fiscaux dans lesquels se planquer en s'exonérant d'une imposition juste dans leur pays d'origine... Comme leurs entreprises pourront aussi garder leur filiales écrans pour frauder le fisc des implantations de leur maison mère et/ou foyer fiscal, et optimiser ainsi certains bénéfices pour s'exempter de l'impôt sur les sociétés et autres (3 bis)... Vous ne croyez pas...?

Cette initiative se voulant être citoyenne et européenne...(?) se voudrait juste explorer..., éventuellement expérimenter le RUB... ? C'est à dire qu'elle veut donner du temps au temps... Alors que les mesures d'austérité, avec cette erreur de calcul conséquente (4)(et ici 5), et déjà oubliée pour certains-es...(?), sont déjà bien engagées en Europe. Elles produisent toujours plus l'affaiblissement des économies nationales de nombreux pays, comme ceux du sud... Et donc, conséquemment, en réduisant d'autant plus le niveau de vie moyen par habitant, certains veulent gagner du temps en plus de toujours plus d'argent... !?

Le temps que cette étude établisse une harmonisation et une coordination des méthodes multiples devant mesurer l'ampleur des répercutions économiques que cette initiative aurait sur chaque pays et sur l'Union Européenne..., la dégradation sera plus ample elle aussi. Sachant qu'en France (je ne dispose pas des chiffres de la Grèce, de l'Espagne..., et ne sait traduire ces langues), ce revenu minimum est moins de la moitié de ce seuil de pauvreté, soit 450 euros environ, l'écart entre les plus modestes et les plus aisés aura quant à lui de cesse d'augmenté, sans harmonisation fiscale..!

On peut rajouter..., que c'est tout de même étrange que la Commission Européenne..., avec ses technocrates et bureaucrates..., très à cheval sur leurs sous..., n'abordent nul part l'aspect financier de cette étude. Pourtant les liens entre le capitalisme industrielles et spéculatif, dogme absolu et intouchable pour les néolibéraux de Bruxelles, existent bels et bien, si l'on se donne la peine de réfléchir au fonds nécessaire pour ce RUB... D'ailleurs ils nous coûtent cher... ! La banque PSA renflouée avec 7 milliards de garantie (6) avec nos deniers publics en est un exemple assez parlant par lui même. A travers l'emprise prédominante des marchés financiers sur les économies et financements des pays membres de l'Europe, l'absence du financement du RUB est bien flou... Parce que par le creusement de nos dettes publiques – après avoir sauvé ces marchés financiers... - puis notre dépendance à ces derniers pour financer notre fonctionnement..., l'approche de cette étude manque cruellement de profondeur, de sincérité même... L'on t-il oublié ce sérieux apportant la confiance...? Ou trouver les fonds nécessaires donc..., quant à la faisabilité de ce projet, qui doit aider les plus démunis-es d'entre nous dans l'urgence... ?

Mise en perspective du besoin de ce RUB dans un certain contexte économique.

Par rapport aux causes conduisant à mettre en place, dans l'urgence ce besoin du RUB – comme celle ci par exemple, ces 600 milliards d'euros accumulés dans ces même cieux paradisiaques (7)...! - le financement du RUB pourrait être largement couvert. Mais ces absences sont elles faites pour nous occuper l'esprit à autre chose... ? On sait tous-tes ici..., à quel point le temps de ces institutions est à l'opposé de celui de l'urgence qui est nécessaire d'acter...! Sinon..., si ce temps nous est amputés..., le montant de ce revenu sera calculé sur une base bien inférieure à cette petite moitié du seuil de pauvreté que nos politiques Français estiment être bien suffisant pour vivre (8).

Dans cette « volonté » d'acter un « changement de notre vision de la solidarité », au travers d'une responsabilité citoyenne collective..., cette Commission... ne chercherait à faire oublier son rôle et celui des États nous devant assistance... ? C'est quelque part vouloir mettre la charrue avant les bœufs si vous me permettez...! Cette solidarité incombe, "oblige" logiquement et constitutionnellement l'État Français, puis l'Europe...! Or, que nous faudrait il changer nous citoyens-nes que ces États et l'Europe ne pourraient donc point faire...? Changer en signant une pétition... ? Le temps de récolter plus d'un million de signatures..., c'est le nombre minimum pour saisir la Commission Européenne, je crois... ? Combien alors d'employés-es perdant leur salaire vont faire baisser ces 60 % du revenu médian... ?

Si les points du financement, du montant alloué à chacun-e, comme celui de la gestion de ce Revenu Universel de Base ne sont pas établis dès le départ, débattus entre citoyens-nes et politiques compétents, dans la vérité et la véracité des faits, quelles sont les chances alors de présenter un projet cohérent et urgent...? Veut on son échec...? De plus il est bien écrit dans ces 8 pages, que cette étude devrait être mise en expérimentation..., (fis de l'urgence donc...?) sans préciser où, quand, comment, avec quel montant de départ puis combien chaque individu. Tout cela semble manquer de précision..., exprime une forme d’amateurisme et semble aussi nuire à l'ambition de ce projet...

Approche politique de faisabilité au niveau Européen et pas que... !.

Qui puis est, si l'on aborde l'aspect politique du Parlement Européen on peut se questionner de la sorte. Pensez vous que la Commission Européenne et les parlementaires Européen de droite (majoritaire), qui pour ces deux défendant bec et ongle les traités Européens néolibéraux..., nous laisserons ponctionner dans les paradis fiscaux, par exemple, la somme suffisante pour financer ce projet pharaonique rien qu'au niveau Européen... ? Cela se fera t-il sans opposer le droit à la propriété privée..., celui d'entreprendre au nom de la liberté individuelle et de profiter du fruit (malhonnête pour certains) de leur travail... ? Là..., je me fais l'avocat du diable bien sur. La réponse est me semble t-il non...! Comme elle laisse entrevoir de longues négociations sans doute stériles vu le rapport de force inéquitable dans ce Parlement Européen. Sauf à considérer, comme il est stipulé dans ces 8 pages..., une simple expérimentation..., sur du long terme..., voir très long terme... Autrement dit, et il faut encore le répéter, ce terme permettant de baisser le niveau de revenu médian dans toute l'Europe..., afin d'en déduire : « une expérience non concluante »... Et donc..., pensez vous que les pauvres d'aujourd'hui, ceux et celles de chez nous (rappelez vous de cette triste histoire )(9), puis en Grèce..., en Espagne..., au Portugal..., etc..., ont ce temps...?

Les omissions coupables.

Revenons en à la nécessité de mettre en place ce RUB pour répondre à l'urgence. Des acquis sociaux, des protections sociales..., cette solidarité que l’État reconnaît dans une constitution faite de lois..., sont aujourd'hui des cibles. C'est une certaine caste qui les vise et n'a de cesse de les remanier..., pour les rogner (10)... Ils sont le fruit de longues luttes brutales et mortelles pour certains-nes. Ces acquis sont l'enjeu d'un chantage..., non pas pour créer de l'emploi..., mais pour sauver ceux qui restent. Si tant est que leurs intentions soient celles ci..., bien sur... ! Ces protections sont le levier de ce chantage déguisé sous l'appellation de « compétitivité » et de « mondialisation ». Pour les plus importants de ces droits arrachés dans la sueur et le sang par les masses d'exploités-es que nous sommes, la lenteur des politiques et notre division manœuvrée par la caste dominante, ..., n'ont pas été obtenus dans des négociations "posées", pour celles obtenues à l'arrache. C'est la lutte forcenée qui a fait aboutir à la création de ces droits. Et comme ces dernières du 11 janvier (11) qui veulent nous apporter que plus de casse de ces droits du travail, la représentativité salariale n'est pas avérée comme le texte final n'est pas encore ratifié...! Et donc..., on en reviendra toujours tant à l'urgence d'agir..., en rapport direct avec cette pauvreté programmée se multipliant à vitesse grand V cumulée à ses conséquences inhumaines (12)..., qu'aux rapports de force..., qui nous restent à construire au delà des écrits et paroles...! Au delà d'une simple pétition pour se donner bonne conscience..., sa complémentarité ne peut exister que dans l'instauration d'une dynamique par la multiplication des mobilisations et manifestations, puis des grèves générales..., au travers desquelles nous retrouverons le goût et le courage des luttes et des combats, qui démontreront notre force et notre détermination.

Parce que le paroxysme de la gestion autocratique, technocratique, autoritaire même de NOTRE société en est à donner..., sans contre parti et autre condition qu'un chantage à l'emploi..., le beurre, l'argent du beurre, et la crémière à ceux-celles déjà gavés-es..., nous nous devons de nous révolter. Parce qu'à accorder de dispendieuses aumônes à un patronat déjà bien engraissé..., nous dépouillant de nos investissements Étatiques d'avenir et de long terme, par leur ponction à hauteur de 10 milliards d'euros par an dans la moitié du fameux "pacte de compétitivité"..., notre devenir est en jeu puis en danger... Nous avons le devoir de rester maître de notre destin... Parce que pour l'autre moitié des 10 autres milliards d'euros du "pacte de compétitivité", c'est un cadeau sciemment déversé dans des caisses d'entreprises cachant leur bénéfices dans des paradis fiscaux..., par l'augmentation de TVA..., et par une consommation absurde que même les pauvres sont maintenant "obligés" de soutenir aveuglément..., nous nous devons de refuser avec force cette double peine...!

Le flou des loups... !

Il nous faut malheureusement rajouter à ce constat affligeant de la gestion que de nos sentiments..., un autre fait plus stupéfiant encore. Il existe une contradiction par rapport au calcul des facteurs de baisse du chômage qui conduis à la misère, en période de récession. Cette ignoble vérité est tue par nos politiques et autres experts médiatiques. Et pour cause... ! Le chômage, étant la porte d'entrée vers l'exclusion sociale et la nécessité de créer le RUB, est une variable d'ajustement du Produit Intérieur Brut de tous les pays Européens, et du monde. En partant du postulat que le PIB est l'alfa et l'oméga de l'établissement d'un équilibre entre la parité d'une monnaie par rapport aux autres..., puis de l'inflation par rapport aux échanges effectués avec les autres..., le calcul du PIB impose de "jouer" (loi Nairu (13)et Okun (14)) sur le taux de chômage comme facteur, variable d'ajustement, pour infléchir l'un et l'autre des acteurs précités... D'où l'expression maintenant bien connue de chômage dit « structurel ». Il s'établit en moyenne à près de 5 %..., pour garder une monnaie forte..., et un taux d’inflation pas trop élevé, dans l'idéale des dirigeants de tous bords. Il est alors logique de déclarer que ce chômage puis la misère qui s'en suit est programmé..., et qu'en l'état, il n'y aura jamais de travail pour tous-tes.

Pourtant une note d'espoir..., pourrait on dire, existe... !?

J'ai découvert à travers les liens ci dessous plusieurs expériences..., et les conclusions sont autant mitigées suivant la méthode appliquée et l'échelle auxquelles elles ont été soumises.

Voir ces liens :

http://www.tetedequenelle.fr/2012/02/revenu-universel-utopie/

http://revenudebase.info/category/news/

http://revenudebase.info/2012/06/quand-la-realite-devance-lutopie/

Personne, je crois..., ne contestera, à la lecture de ces liens, le fait qu'il puisse avoir existé des expérimentations à plusieurs échelles locales..., qui ont pu aboutir de manière satisfaisante.., si l'on peut le dire ainsi... Ces expériences menées au Canada par exemple..., dont les données n'ont pu être toutes récoltées et analysées dans leurs ensembles, furent stoppées pour cause d'un changement de gouvernance. Celle ci..., ne peuvent être considérées comme base de travail absolue. Toutefois elles constituent une sérieuse source d'information. Une autre expérimentation dans un pays Africain, la Namibie, où une certaine similitude de distribution d'un RUB, a prouvé que les gens le touchant, ne tombaient pas dans la paresse généralisée. Et chose stupéfiante pour les détracteurs-trices défendant l’arrêt de « l'assistanat », ces habitants-es d'un petit village avaient même augmenté leur niveau de revenu, sans s’arrêter de travailler... Sauf que dans cette dernière, le RUB..., pour des raisons encore inconnues..., n'avait pas été distribué au personnes âgées. Cette expérience ne peut aussi être prise en compte faute d'une étude poussée intégrant un ensemble de paramètre complexe..., relations économiques inter-générationnelles par exemple. Mais elle contribue à alimenter une base de données indispensable..., pour corriger la mise en œuvre de l'installation de ce RUB.

Il conviendrait d'établir un protocole d'accord, rapidement au vu de l'urgence..., englobant le plus de facteurs possible à anticiper tout en n'ayant pas peur de l'appliquer à une région entière, voir plus..., dans le cas d'une expérimentation... Celle ci devrait correspondre en terme de bassin d'emploi et de représentativité de la répartition des classes d'âges et de richesse, à approximativement l'état économique et sociétale d'un pays entier. Car pour étudier tant les impacts sur la population (effet d'aubaine ou pas, captation par les mafias locales, etc...)..., consommant et donc induisant des réactions sur l'économie et le dynamisme de la région..., que les échanges inter-régionaux qui se noueraient, puis la dynamique que l'application de ce RUB pourrait créer au niveau des relations aux systèmes capitalistes (capitalisme d'entreprise et spéculatif)..., en considérant aussi les possibles flux migratoires (l'appel d'air...) que cette mesure provoquerait, seule une région ou plus pourrait recueillir suffisamment de données transposables à l'échelle nationale.

Néanmoins..., il convient aussi de considérer ces flux migratoires (sans être péjoratif bien sur), si au cas où il soit massif..., auraient comme conséquence, un possible déséquilibre du tissu social, sociétal et économique. De fait, ils pourraient déstabiliser les résultats bénéfiques de cette expérience. Donc..., sauf à couper cette région du monde..., qui est une chose impossible convenons en..., seule l'application à l'échelle Européenne..., voir mondiale, peut être envisagée, si la condition est de vouloir réussir à faire reculer la pauvreté et les inégalités galopantes, dans ce monde courant après l'argent et l'individualisme de la réussite personnelle.

Être des citoyens-nes responsables, n'est il pas d'acquérir la capacité de penser une action politique dans sa globalité, au travers des connaissances plurielles de chacun-e, mises en inter-réaction, pour étudier de notre fait, la faisabilité de nos ambitions...? N'attendons rien de nos politiques..., des médias dit de masse, de certains patrons..., prenons nous en main. Car ils n'attendent de nous que nos votes, nos richesses, quel-quelles soient, nos besoins de consommer « aveuglément », pour leur laisser asseoir leurs avantages, leurs privilèges, leurs pouvoirs de préemptions et de dominations sur nous... !

Lien 1 http://revenudebase.info/2012/09/revenu-base-utopie-revolution-realite/
Lien 2 http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2013/01/Texte-ICE-Revenu-de-base-version-FR.pdf
Lien 3 http://revenudebase.info/2013/01/feu-vert-initiative-citoyenne-europeenne/
Lien 3 bis http://www.franceinfo.fr/decryptage/la-revue-de-presse/a-870501-2013-01-24
Lien 4 http://www.francetvinfo.fr/l-austerite-une-erreur-de-calcul_199021.html
Lien 5 http://www.humanite.fr/social-eco/le-fmi-le-confirme-l-austerite-etait-une-erreur-de-512240
Lien 6 http://www.lepoint.fr/economie/la-banque-de-psa-beneficiera-de-la-garantie-publique-24-10-2012-1520336_28.php
Lien 7 http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/23/l-evasion-fiscale-mondiale-dix-fois-le-pib-de-la-france_1736985_3234.html
Lien 8 http://blogs.mediapart.fr/blog/fondation-copernic/121212/apres-le-choc-de-competitivite-le-flop-de-solidarite
Lien 9 http://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/090812/des-victimes-en-trompe-l-oeil
Lien 10 http://www.liberation.fr/societe/2012/10/15/l-europe-va-t-elle-couper-les-vivres-a-ses-pauvres_853378
Lien 11 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/180113/l-accord-du-11-janvier-2013-sert-il-la-cause-de
Lien 12 http://mncp.fr/Accueil/Nos-communiques/suppression-de-laide-a-la-reprise-demploi-en-2013-les-droles-de-vux-de-pole-emploi-aux-chomeurs.html
Lien 13 http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_ch%C3%B4mage_n%27acc%C3%A9l%C3%A9rant_pas_l%27inflation
Lien 14 http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27Okun

Source du billet :
http://blogs.mediapart.fr/blog/pierro-juillot/250113/le-revenu-universel-de-base-la-commission-europeenne-nous-voudrait-elle-du-bien

jeudi 24 janvier 2013

Que signifie la mobilité de l'emploi..., pour l'employés-es et pour le politique... ?

Un énième rapport de la Cour des Comptes vient de tomber... Comme un cheveu dans une soupe nauséabonde pourrait on dire (1)... Celle de la croissance en berne due à une « austérité inadaptée » et qui surchauffée..., provoquent ces bouillonnements n'étant rien de plus que les plans massifs de licenciement des grands groupes comme ceux émanant d'entreprises plus modestes. Mais ceux ci sont avant tout des vies humaines détruites.., faut il le rappeler... ? Ce rapport pointe l’indemnisation chômage inégalitaire et soit disant trop « généreuse », puis le déficit de plus de 18 milliards d'euros (pour la fin 2013) en constante croissance, et pour cause..., gérée par un organisme paritaire et nommé l'UNEDIC (2 et 3)... Là n'est pas directement le sujet de mon propos. Mais, corollairement il est attaché à l'écho qu'il fait dans cet accord récent, « encensé » et soit disant abouti. Cet accord est issu de la dernière conférence sociale patrons/syndicats salariés-es s'étant achevée le 11 janvier (4 et 5). Beaucoup de choses ont été dites au sujet de ce dernier...., ou du moins..., par l'étrange coïncidence d'une guerre sans image vous savez où..., très peu en réalité ont été analysés dans certaines de leurs répercutions possibles... C'est l'une d'elle que je vous propose d'aborder..., et qui ne trouve étrangement quasiment aucune amplification médiatique. Et pour cause..., donc..., aborder la mobilité des salariés-es..., sujet largement défendu à droite..., puis par le patronat..., et maintenant par la « fausse gauche »..., doit mettre assez mal-à l'aise un bon nombre de responsables du gouvernement et du législatif actuel... !

La mobilité..., telle qu'elle est présentée dans la langue de bois politicienne, entrepreneuriale et dans celle des experts économiques des médias en général..., veut dire qu'en ces temps de destruction massive de l'emploi..., pour un employé-e..., la seule solution est d'aller là bas..., où il reste des créations d'emploi. Soit quasiment nul part.... ! Autrement dit..., pour les plus de 5 millions de chômeurs-euses toutes catégories et territoires français confondus..., pour ceux et celles recensés-es bien sûr (5 ter)..., il leur faut accepter de se battre entre eux-elles au milieu de ce chaudron contenant pas plus de 200 à 500 milles offres d'emplois disponibles... ! Se battre entre nous..., alors que les mesures économiques et sociales qui sont en train d'être négociées (cet accord patron/salariat n'est pas encore ratifié, puis le parlement a son mot à dire) ne sont pas faites pour créer des emplois..., mais en sauvegarder que quelques uns... En tentant de faire comprendre indirectement à ceux-celles qui vont perdre le leur pendant l'année 2013, qu'ils vont aussi avoir leur pouvoir d'achat amputé dans moins d'indemnisation chômage..., il est quelque peu contradictoire par rapport au résultat non ratifié d'entendre certain satisfecit présenté par le gouvernement... ! On l'aura bien compris, comme certains l'acte déjà (5 bis)... ! Mais se battre l'un-e contre l'autre, pour arracher les maigres emplois créés sur tous les territoires français est d'autant plus révélateur quant à la ligne libérale que ce gouvernement se prétendant être de « gauche » quand il essaie de la faire passer en filigrane... !

Ce Filigrane, pour le politique et les experts, n'est rien d'autre que l'éparpillement des offres d'emploi sur le territoire nationale. Leur responsabilité étant d'avoir laissé cet éclatement se produire. Et il est non plus en fonction de pôle d'activité spécifique, comme ce fut le cas à l'ère industrielle..., mais en fonction des carences du développement démographique de certaines régions. La région PACA, par exemple est surpeuplé de retraités-es..., qui induit du fait de sa situation géographique attractive touristiquement, une pénurie de « main d’œuvre » peu qualifiée, tant pour la production de bien que pour la production de service. Cette dernière production est indépendamment liée à l'âge et aux besoins de cette population. Pour le politique et autres acteurs dominants de l'économie, la mobilité de l'emploi est « d'obliger » les personnes en situation de chômage ainsi que celle étant assujettie à la précarité de l'emploi, puis celle, peu payée, qui va subir les licenciements à venir, d'imposer donc à ces populations l'exode vers les bassins d'emploi moins encombrés. Même s'il existe déjà certains mécanismes d'aides publiques pour faciliter et rendre cette logique soit disant plus attractive pour ces « employés-es migrants-es ».., nul n'ignore qu'il sont insuffisants, compte tenu d'autres facteurs financiers étant soigneusement oblitérés. Et vous aurez aussi compris que dans ce filigrane ce cache en réalité non plus une une gouvernance de l économie des territoires (voir les astreintes des traités européen) mais une gestion purement électoraliste de ceux ci... !

En effet, lorsqu'on envisage le cas des personnes ne payant pas d'impôt pour faute de ne pas gagner assez pour s'en acquitter..., soit près de la moitié des actifs de notre pays..., entendre ce mot de « mobilité dans l'emploi » est quelque peu abstrait dans sa compréhension... Mais surtout, lorsque une invective abrupte et autoritaire est utilisé par l'ensemble des politiques (du bipartisme politique de la Vième République) de tout bord ou presque permet de faire passer ce message masqué..., il convient de le souligner. Mais passons... Au delà..., essayons de comprendre dans la pratique ce que cette mobilité signifie. Pour ce faire prenons, tous-tes ceux-celles gagnant leur vie dans des emplois précaires aux horaires contraignants et ayant des responsabilités familiales. Cette précarité tant du nombre d'heure que des types de contrat non sécurisés passés, CDD, intérim, etc.., fait que leur mobilité géographique va être leur seul porte de salue « imposée » pour tenter de survivre. Imaginez vous un instant..., être obligé de déménager 1 foi tout les deux ou trois ans.. ?

Être mobile pour ces gens là signifie en premier lieu : la destruction des relations familiales intergénérationnelle. Ces même relations sont souvent synonymes d'aides matérielles et éducatives dans la garde des enfants par les grands parents, par exemple. Mais cela indique aussi une instabilité chronique de l'éducation des enfants tant scolaire que dans leurs liens sociaux.

Dans un second temps et parallèlement, cette mobilité sous-entend aussi l'entretien de l'isolement de ces personnes transhumantes dans l'emploi..., au travers de leurs relations syndicales ou des liens de solidarités entre employés-es, voisins qu'elles pourraient développer le cas contraire.
Cela peut se résumer pas la casse systématique du tissu social... !

Puis enfin..., sur un autre plan de la réflexion.., ces perpétuels mouvements de population favorisent le capitalisme existant dans le fait que des nombreuses dépenses leurs sont tout le temps imposées... ! Allant des renouvellements de formule d’abonnement internet (changement de ligne téléphonique), au frais de changement d'adresse et de réouverture de droit à l'EDF, au GDF, à l'Eau et autres frais annexes dépendants de toutes logiques de déménagement (caution du nouveau logement, frais d'agences immobilières, etc...)..., c'est une contrainte budgétaire lourde qui grève leurs maigres budgets. Mais elle n'est pas perdue pour tout le monde n'est ce pas... ? En passant de surcroît aux dépenses d'aménagement de ces nouveaux logements aux goûts de leur nouveaux habitants (frais de décorations intérieures/extérieurs par exemple)..., aux autres frais de locations, soit de véhicules de transport, ou en faisant appel à une entreprise de déménagement..., le système capitaliste et ces acteurs dominants y trouvent une aubaine phénoménale. Puis au delà..., et de manière intersecte..., l'insécurité psychologique de ces nomades de l'emploi, générée tant par rapport à la pénurie de logement dans les zones d’activité, soit les grandes agglomérations urbaines..., que par les loyers enfermés dans une logique appelée « bulle spéculative de l'immobilier » les éloignera d'autant plus de l’accession à la propriété en les cantonnant à la location de logement à la périphérie des grands bassins d'emploi. Ce dernier phénomène existe déjà d'ailleurs... !

Cet exemple en lui-même illustre parfaitement ce qui est subit et veut être imposé de force, sous une psychose soigneusement entrevue dans la peur de la perte du travail corrélée à celle de la destruction d'emploi et de la perte des protections sociales, à cette partie de la population de notre pays déjà affectée douloureusement et par le manque d'emploi et par leurs ressources s'amenuisant. Cela s'appelle aussi un chantage à l'emploi.

Le cas des personnes dans l'emploi à temps plein et rémunéré au SMIC est quasi similaire..., sauf que leur moyen financier d'intégration à cette logique destructive est plus important..., tout en subissant des contraintes identiques. Pour cette catégorie de personne..., ayant pour une partie eu accès à la propriété privée..., les conséquences sont ce que l'on appelle un « déclassement social».

Cette mobilité ciblée dans l'exemple présenté ici va devenir l'enjeu des prochaines négociations patrons/syndicats salariés-es du mois de juillet prochain. Et comme vous pouvez le lire dans ce lien (6), il devient le schéma de penser directeur et pourtant propre hier encore..., à l'idéologie de droite comme à celle de certains grands patrons. Ce gouvernement ayant déjà fait preuve d'une telle générosité envers ce patronat (pacte de compétitivité + subventions, aides publiques déjà existantes + flexibilité accrue des employés-es, etc...), qu'évoquer ici sa longue liste serait indécent..., il convient de plutôt regarder l'autosatisfaction dont il fait montre quand il parle de l'augmentation du SMIC (7 et 8)..., ces miettes..., comme celles des minimas sociaux..., ce pain sec sans eau (8 bis)... ! Il convient aussi de rappeler que ces négociations de ce mois conduisent un certain patronat industriel à réclamer par le chantage à l'emploi..., la baisse/le gel des salaires tout en augmentant le temps de travail en supprimant les RTT (9.et 10).

Devons nous commencer à s'interroger sur les moyens de faire d'ors est déjà barrage en manifestant notre colère et notre volonté de s'opposer farouchement à cette autre casse du modèle social français... ? Tel est le but de ce billet et la question qui vous est adressée...

Sources.
Lien 1 http://www.economiematin.fr/les-experts/item/3314-assurance-chomage-cour-des-comptes
Lien 2 http://www.lepoint.fr/economie/emploi-la-cour-des-comptes-pointe-du-doigt-l-assurance-chomage-22-01-2013-1618667_28.php
Lien 3 http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/22/la-cour-des-comptes-s-attaque-a-l-indemnisation-des-chomeurs_1820428_823448.html
Lien 4 http://www.lepoint.fr/economie/accord-emploi-mailly-invite-les-deputes-a-ne-pas-se-comporter-en-godillots-21-01-2013-1617959_28.php
Lien 5 http://www.lepoint.fr/economie/accord-emploi-mailly-invite-les-deputes-a-ne-pas-se-comporter-en-godillots-21-01-2013-1617959_28.php
Lien 5 bis http://www.humanite.fr/social-eco/negociations-emploi-le-medef-avance-petit-pas-sur-512645
Lien 5 ter http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/qui-sont-ces-invisibles-27-12-2012-2436619.php
Lien 6 http://m.lesechos.fr/france/emploi-les-consignes-ambitieuses-de-michel-sapin-aux-partenaires-sociaux-0202253835403.htm
Lien 7 http://www.lemonde.fr/emploi/article/2012/12/19/le-smic-sera-revalorise-le-1er-janvier_1808193_1698637.html
Lien 8 http://www.huffingtonpost.fr/2012/12/17/augmentation-le-smic-augmentera-de-3-centimes-2013_n_2313991.html
Lien 8 bis http://www.ifrap.org/Pauvrete-RSA-l-Etat-se-trompe-d-objectif-prioritaire,13033.html
Lien 9 http://www.liberation.fr/depeches/2013/01/23/renault-il-ne-doit-pas-y-avoir-de-chantage-dans-la-negociation-affirme-sapin_876044
Lien 10 http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/23/le-gouvernement-refuse-un-chantage-aux-fermetures-de-sites-chez-renault_1821043_3234.html

Pierro Sanslalune.